Une réforme qui concerne les diplômes de niveau licence
La révision porte sur les cinq diplômes d’État du travail social conférant le grade de licence, dont le DEEJE, le DEES et le DEASS. Les nouveaux référentiels s’appliqueront aux étudiants entrant en formation à partir du 1er septembre 2026.
L’objectif affiché est d’adapter les formations aux évolutions de la société et des pratiques professionnelles, tout en facilitant les parcours de formation et les réorientations au sein du secteur social.
Une nouvelle organisation des formations
La principale nouveauté réside dans l’abandon des anciens domaines de formation au profit d’une architecture commune organisée autour de quatre blocs de compétences. Cette structuration harmonisée vise à mettre en évidence la culture commune du travail social tout en préservant les compétences spécifiques à chaque métier.
Des contenus actualisés
Les nouveaux référentiels intègrent des enjeux devenus incontournables pour les professionnels du travail social :
- Les compétences psychosociales ;
- La réflexion éthique et la pratique réflexive ;
- Les enjeux liés à la transition écologique ;
- Les transformations démographiques ;
- Les usages du numérique dans l’accompagnement social.
L’ambition est de mieux préparer les futurs professionnels aux réalités actuelles du terrain et aux évolutions des besoins des publics accompagnés.
De nouvelles modalités d’évaluation
La certification évolue également. La réforme introduit un système davantage centré sur l’évaluation des compétences acquises tout au long du parcours de formation.
Les blocs de compétences pourront être validés séparément, facilitant ainsi les parcours individualisés et les reprises d’études. Les référentiels prévoient également une épreuve certificative finale permettant d’apprécier la maîtrise globale des compétences professionnelles attendues.
Une meilleure prise en compte des parcours des étudiants
La réforme introduit un accompagnement renforcé des apprenants, avec notamment des dispositifs de positionnement à l’entrée en formation et des possibilités d’allègements ou de dispenses lorsque certaines compétences sont déjà acquises.
L’objectif est de favoriser la réussite des étudiants et de rendre les parcours plus flexibles, notamment pour les personnes en reconversion professionnelle ou déjà titulaires d’autres certifications du travail social.